L’EGCG, un composé présent dans le thé vert, pourrait aider à traiter la polyarthrite rhumatoïde, selon de nouvelles recherches. Dans un revue, des chercheurs  révèlent comment le composé, appelé épigallocatéchine-3-gallate (EGCG), a réduit l’enflure de la cheville chez un modèle de souris atteinte de la maladie. La PR est une maladie qui affecte les articulations du corps, le plus souvent les articulations des mains, des pieds, des poignets, des coudes, des genoux et des chevilles. 

Dans la PR, le système immunitaire attaque par erreur les tissus synoviaux entourant les articulations, causant de l’enflure et de la douleur. Cela peut endommager le cartilage et les os. Dans les cas plus graves, la PR peut entraîner des déformations articulaires. On estime qu’environ 15 millions de personnes sont atteintes de PR, et la maladie est presque 3 fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.

Les traitements actuels de la PR comprennent les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les corticostéroïdes et les inhibiteurs JAK. Mais le directeur de l’étude note que certains de ces traitements sont coûteux, réduisent l’activité du système immunitaire et peuvent ne pas convenir à une utilisation à long terme. Dans leur étude, les universitaires suggèrent que l’EGCG composé pourrait être une alternative prometteuse aux traitements actuels de la PR.

L’EGCG cible la protéine de signalisation clé pour réduire l’inflammation due à la PR

L’EGCG est un composé chimique qui appartient à une classe de flavanols appelés catéchines. Il est le plus abondant dans les feuilles séchées du thé blanc, et le composé est connu pour ses propriétés anti-inflammatoires. Après avoir administré l’EGCG à des modèles pendant 10 jours, l’équipe a remarqué que le traitement avec le composé avait entraîné une réduction significative de l’enflure de la cheville. Les chercheurs ont découvert que l’EGCG réduit l’activité du TAK1, une protéine de signalisation clé par laquelle les cytokines pro-inflammatoires transmettent leurs signaux pour déclencher l’inflammation et les lésions tissulaires associées à la PR.

De plus, l’équipe affirme que l’EGCG a réduit l’inflammation dans la PR sans interférer avec d’autres fonctions cellulaires, contrairement à certains médicaments actuels contre la maladie. Selon les chercheur, leur étude suggère que le thé vert pourrait être très efficace contre la PR. L’équipe conclut : « Nos constatations justifient le ciblage du TAK1 pour le traitement de la PR par l’EGCG ».

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