L’état de santé des humains est lié à l’intégrité des écosystèmes qui abritent les êtres vivants. Le mode de développement actuel génère des conséquences socio-sanitaires et environnementales inacceptables.

L’Organisation des Nations unies et l’Organisation mondiale de la santé ont soutenu des programmes comme l’Agenda 21e siècle et Santé pour tous qui tentent de répondre à des besoins fondamentaux et des principes éthiques.

La relation entre la santé humaine et l’environnement prend une importance considérable à une époque où les catastrophes et les pandémies annoncées ne cessent de se multiplier. Le réchauffement climatique donne lieu à une délocalisation des vecteurs de transmission, étendant ainsi les sources potentielles de contagion bactérienne ou virale.

En plus, La pollution urbaine augmente considérablement la prévalence des troubles respiratoires et des maladies cardiovasculaires. L’acuité des menaces environnementales à la santé est rendue évidente, d’ailleurs, dans la progression des maladies des habitants des pays riches : le cancer et les maladies respiratoires et cardiovasculaires ont doublé.

Les pandémies annoncées, comme celle qui serait éventuellement associée à la grippe aviaire ou celle qui aurait pu résulter du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), ou encore l’incidence de maladies résultant de l’ingestion d’aliments impropres à la consommation, le poisson contaminé au mercure, le bœuf atteint de la « maladie de la vache folle » (Creutzfeldt Jakob), les métaux lourds dans les aliments pour bébé, sont autant d’exemples des déséquilibres résultants des relations complexes engendrées par les modes de vie et les modes de production visant à répondre aux besoins vitaux des êtres vivants.

D’ailleurs, alors même qu’une proportion de l’humanité souffre de malnutrition, l’obésité et le diabète sont à l’état endémique dans les pays riches. Plusieurs des produits toxiques dans l’eau, l’air, le sol, les habitations et l’alimentation, peuvent induire des changements neuronaux qui limitent les capacités de développement chez l’enfant, comme c’est le cas pour l’exposition au plomb, facteur de risque du saturnisme. Les études courantes démontrent également que de nombreux produits cancérigènes se retrouvent dans les produits cosmétiques et d’hygiène du corps, dont certains sont associés au cancer du sein et de la prostate.

Le chapitre 6 de l’Agenda 21e siècle (A21) qui porte sur la protection et la promotion de la santé confirme le lien étroit entre la santé et l’environnement et la gravité des problèmes d’hygiène de l’environnement engendrés par un développement inadéquat.

Des études conduites sur la déformation des parties anatomiques des populations d’amphibiens dans les milieux humides du Vermont appuient l’hypothèse de l’impact des produits chimiques, toxiques sur le développement des espèces. Des études épidémiologiques doivent être entreprises pour démontrer l’effet des produits toxiques sur le développement des fœtus et sur la santé générale des êtres humains.

La protection de la santé humaine fait partie intégrante de la mission de la santé publique et constitue un des principaux objectifs visés par les actions du réseau de la santé publique. Dans le contexte de gestion des risques, la protection de la santé humaine est vue de manière globale en incluant les notions de maintien et d’amélioration de la santé et de la sécurité des populations et de prévention des maladies.

Leave a Comment